
Josep FUSES et Joan VIADER, Carla ARRUEBO, Nùria MARTIN, M. DOLORS BOSCH, Pilar ARBONES, Enric GRANELL, Cristina BECH, Blázquez-Guanter Arquitectes, 72 dpi.net imatge+arquitectura SCP
En développant une nouvelle séquence d’espaces publics largement ouverts sur dalle et au sol, le dialogue s’établit harmonieusement entre la BNF, le TGI et les îlots du XIIIe arrondissement. La halle Freyssinet, entièrement préservée, est révélée frontalement et longitudinalement. Une partie à son extrémité sud est rendue totalement disponible à la vie publique, et toute la volumétrie intérieure est ainsi libérée. La création d’une « quatrième nef » sur pilotis, d’écriture contemporaine, complète la halle Freyssinet tout en offrant une grande transparence et fluidité au sol, et toutes les porosités visuelles nécessaires. Cette nef inscrit sa monumentalité par sa morphologie identitaire qui fait du TGI un nouveau repère parisien à dimension humaine. Ce projet propose une stratégie complète et exprime un grand respect de l’ambition de l’opération.
3 BOX, Pacôme BOMMIER, Jonathan BRUTER, Charles GIRARD
L’intérêt de cette proposition réside dans l’idée de mise en connexion par la halle Freyssinet, qui est conservée en grande partie et dédiée à des activités publiques, de tous les éléments de la composition urbaine : logements, bureaux, activités, commerces, parc urbain et TGI – traités chacun en parfaite adéquation avec les objectifs du concours.
Ce projet offre une alternative d’écriture urbaine à la fois présente le long de l’avenue de France et dense verticalement, se développant en liaison directe et naturelle avec l’ancien XIIIe arrondissement. La porosité du parti est complétée par de larges ouvertures visuelles, et favorisée par une subtile absorption du dénivelé topographique par le bâti et les espaces verts.
Le nouveau Palais de Justice, dont les volumes se superposent à l’extrémité sud-est de la halle, est mis en scène dans un dialogue avec la BNF qui préserve à chacun des deux équipements publics son identité propre. Une large place est faite au domaine public et aux activités citoyennes de partage et d’échange.
DONIS Fernando, BETSCHINGER Katrin
Dans une écriture d’une grande radicalité et d’une grande clarté, ce projet propose une composition urbaine unitaire à l’échelle métropolitaine qui joue en même temps des échelles locales. Un nouveau jardin public, élément principal et fondateur du projet, offrant une grande respiration et des porosités au quartier, fait dialoguer et coexister la halle et un bâtiment contemporain, réconciliant patrimoine et modernité. Ce jardin généreux offre des espaces multifonctionnels et, abrité sous les porte-à-faux du bâtiment du tribunal, la possibilité d’événements communautaires.
La halle est préservée et réutilisée, le nouveau bâtiment trouvant ses appuis en plein sol.
Mis en écrin dans le jardin, le tribunal donne à voir en reflet la toiture de la halle.
La simplicité de la répartition fonctionnelle et la pureté du parti contribuent à réinventer une nouvelle forme symbolique de l’image de la justice, intégrant le patrimoine comme lien entre histoire et société.
MOB (ARNT - Arq. Design e Urbanismo, Lda), Tiago Mota Saraiva, Andreia Salavessa, Carolina Condeço, Nuno Nunes Ferreira, Vera João, Bruno Gonçalves
Ce projet adopte la position radicale de mettre en scène le TGI dans une opposition « horizontal/vertical » avec la BNF, en créant sur toute la dalle un vaste espace public à investir par des activités de partage social.
Le TGI s'implante dans la halle, qui conserve toutes ses qualités, et dans un bâtiment monolithique le long de la dalle, absorbant le dénivelé topographique. La liaison entre ces entités est d’une grande clarté. L’organisation transversale de la halle, préférée à l’organisation en nefs, constitue une originalité.
HAUVETTE Christian, P.CHAMPENOIS, F.TERREAUX
S’inscrivant dans la lignée et à l’échelle de grandes compositions orthogonales parisiennes (Palais Royal, BNF, Hôpitaux), un grand cloître couvert, devancé d’un vaste parvis, accueille le TGI. La morphologie du site d’implantation est recomposée par l’insertion d’un fragment de la halle au cœur de l’îlot et par l’absorption du Minéfi, compensée par un édifice nouveau. De hauteur modérée, le parti urbain est particulièrement attentif aux tissus environnants et à la porosité du quartier.
CHARTIER / DALIX ARCHITECTES, Frédéric CHARTIER, Pascale DALIX
Pour dégager le site et développer une grande perméabilité, le projet propose de dynamiser la ZAC avec une tour élancée, élément marquant de ce nouveau territoire. Ce bâtiment abrite tout le TGI, selon une distribution des locaux judiciaires assez innovante (salle des pas perdus verticale). La halle connaît une nouvelle vocation publique : sa structure, mise à nue, couvre un vaste jardin largement ouvert au public, et accueille des équipements de proximité fédérateurs pour la vie du quartier.
VENTALON Julien, BARTOLONI Laura
Dans le cadrage de la BNF, un large espace vert recoud le quartier et offre une vue sur « la succession des fronts bâtis du XIIIe arrondissement ». Le projet propose cette respiration comme un élément fondateur. La halle est conservée dans son intégralité et entourée par des jardins en douve constituant un « cocon, tel un écrin délicat ». Par un traitement de façade harmonisé, elle fait corps avec une tour, tournée vers le boulevard Auriol. Cette implantation améliore l’accessibilité et l’ouverture du site.
Rachdi MANAL & Landfabrik, T.VERMET, B. ROUGELOT, D.CHENEAU
Par la libération du sol et la prise de hauteur du bâti, le projet propose une nouvelle urbanité du site. Un nouveau paysage vertical crée un rapport de réciprocité avec la BNF et un écho avec les quartiers du XIIIe arrondissement. Différents jardins sont dessinés, ils accompagnent le TGI sur la dalle, sur la plate-forme construite, et tout autour de l’édifice. « La nature colonise le site dans ses moindres aspérités. » La halle, conservée et révélée de l’extérieur et de l’intérieur du TGI, est intégrée à un nouvel ensemble bâti.
BUFFI ASSOCIES SA, Jean-Pierre et Marianne BUFFI, V. JACOB, S. CARNUS
Ce projet propose une intégration douce dans le jeu urbain, en inscrivant un système d’habitation linéaire mais perméable en fond de scène de la BNF. Il choisit d’implanter les nouveaux volumes du Palais de Justice sur la halle réutilisée, en privilégiant sa mise en valeur intérieure. Il utilise judicieusement l'espace interstitiel entre la halle et la dalle pour les besoins de stationnement et traite élégamment le dénivelé topographique en parcours diagonal entre le parvis et la rue du Chevaleret.
Agence -Scape, Paolo MEZZALAMA, L. DI-FALCO, A. CAMBI, F. MARINELLI, M. NARDONE, I. IOVINO, J. MORAWSKA, M. de ANGELIS, G. CALOISI, G. TOISI
La halle, conservée dans presque toute sa longueur, glisse sous une plaque se terminant en deux tours « lames ». Cette différenciation volumétrique permet à ce projet de mettre en place un dispositif hybride capable à la fois de dialoguer avec la ville et de préserver une grande lisibilité de la halle. Devenue un grand auvent sur le parvis, celle-ci donne une nouvelle monumentalité au Palais de Justice et affirme, par son écriture industrielle et épurée, sa qualité de lieu névralgique de l’ensemble urbain.
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Jean-Marc PITET, David LEVAIN , Antoine BROCHARD, Renaud PEREIRA et Jérémy DEBOIS |
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Clément FORVIEUX |
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Cédric THOMAS |
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Yann MARTIN |
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Antoine LACAZE, Julien VEVER, Pauline CABOURET |
Julien SYRAS
Le propos urbain de ce projet manifeste une intention de grande perméabilité. Cette porosité est formalisée par l’orientation des logements en peigne sur l’avenue de France, par l’aménagement d’espaces verts sur dalle et par l’accroche au quartier sud, grâce à un parvis largement développé. Le parti architectural traduit une image apaisée de la justice à travers la généralisation des formes courbes : la face interne du bâtiment neuf et la morphologie des salles d’audience en sont l’expression.
Faraz SOLEYMANI, S. MESDAGHI, M. FEIZABADI, S. MOSTOFI
Le projet énonce un propos poétique, imprégné d’imaginaire cybernétique, sur la justice, la ville et le patrimoine.
L’architecture doit, selon l’auteur, signifier, par la visibilité en hauteur, la nature du pouvoir judiciaire et le sens de l’incarcération.
Un concept de répartition est imaginé entre privé et public dans la ville par la mobilité du bâti privé « soft » autour du « hard » stable des fonctions publiques. La halle, qui n’a plus de valeur mémorielle à l’ère d’Internet, serait remplacée par une plazza remplie d’eau de la Seine.














































































































































































































































































